Sur son tracé en voie métrique, le trinighellu traverse plaines et montagnes dans "de violents contrastes où se heurtent sans jamais se mêler les plus beaux paysages du monde". 

Au départ de Bastia, le train ondoie, accroché aux parois rocheuses, traversant plusieurs montagnes, enfoui parfois à plusieurs kilomètres sous terre, il franchit quelques torrents, rencontre au passage "le voile de la mariée", magnifique cascade qui surplombe la ligne, il accompagne la rivière jusqu'à l'atmosphère tropicale du golfe d'Ajaccio. Courageux, il ne craint ni tempête, ni neige, ni verglas et accepte des rampes de 30 mm/m.

Sur la ligne de la Balagne, le paysage est plus pittoresque, le train franchit par sauts successifs, de ravin en ravin, le désert de la vallée de la Navaccia. 

Entre Île-Rousse et Calvi, le train des plages longe la mer et passe de criques en caps, desservant marines et terrains de camping.