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Le lac de Melo et ses parois rocheuses vus depuis le col de Rinoso.

Corte / Restonica

Lacs de Melo et Capitello

Depuis A Frasseta, remonter la haute Restonica jusqu’aux bergeries de Grotelle, puis aux lacs de Melo et Capitello : une grande journée de montagne après la liaison depuis Corte.

Difficulté : Difficile Distance : 18,22 km Durée : 8 h 25 D+ : 1123 m Parcours : Aller-retour
Photo : Rémih / Wikimedia Commons · Recadrage — CC BY-SA 4.0 · Source
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Deux lacs, une longue remontée de vallée

Melo et Capitello se méritent désormais bien avant les premières dalles au-dessus de Grotelle. La randonnée commence à A Frasseta, dans la vallée de la Restonica, puis gagne progressivement la haute montagne. La forêt accompagne les premières heures ; plus haut, les arbres s’effacent devant les rochers, les pelouses et les reliefs qui entourent les lacs. Ce changement de paysage est une part entière de la sortie, pas une simple liaison à effacer du programme.

Le train conduit jusqu’à Corte. Il faut ensuite rejoindre A Frasseta, notamment avec la navette saisonnière, avant d’entamer la marche. L’enchaînement des transports impose de préparer une journée ample : on ne peut pas se fier aux anciennes durées calculées depuis le parking des bergeries. Melo offre un premier but, dans un bassin plus ouvert ; Capitello demande une montée supplémentaire, plus soutenue, vers un univers de parois. Aller jusqu’au second lac suppose de conserver assez d’énergie pour redescendre tout le parcours. Cette fiche s’adresse à des marcheurs habitués aux longues journées sur terrain de montagne.

Le parcours

Le lac de Melo vu depuis les hauteurs vers Capitello, entre rochers et nuages.
Photo : Ju2kiwi / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 · Source

D’A Frasseta à Melo et Capitello

À A Frasseta, quitter l’arrêt de la navette pour le départ balisé du sentier. La montée commence dans les pins, par des lacets qui font gagner de la hauteur au-dessus de la vallée. Suivre les indications vers Grotelle à la bifurcation : plusieurs destinations se partagent ce secteur. Cette première partie doit être abordée sans précipitation. Le but des lacs est encore loin et l’effort commence dès maintenant, même si les arbres donnent une impression de protection.

La progression dans la haute vallée mène au pont de Lamaghjosu, puis vers les bergeries de Grotelle. Les franchissements et le balisage sont les repères à suivre ; la route endommagée ne doit pas devenir un itinéraire de remplacement improvisé. Les trouées dans la forêt permettent de lire le relief vers l’amont. À l’approche de Grotelle, le paysage s’ouvre davantage et les constructions pastorales signalent une transition. On rejoint ici l’ancien secteur de départ des randonnées vers les lacs, après avoir déjà effectué une marche substantielle.

Depuis les bergeries, prendre la direction de Melo et son balisage jaune. Le terrain devient plus rocheux et la pente se fait sentir. Les pierres imposent une marche moins régulière qu’en forêt. Le passage équipé d’échelles appartient à cette montée ; il demande de garder les mains disponibles et de laisser de l’espace entre les personnes. Ne pas chercher à dépasser dans un passage étroit. Par temps humide, la progression peut ralentir sensiblement, et ce ralentissement devra aussi être pris en compte pour le retour.

L’arrivée à Melo change le rythme. Le bassin du lac permet une pause et offre une lecture plus large du cirque montagneux. C’est aussi le bon moment pour décider si la suite reste raisonnable : fatigue, météo, heure et aisance sur le rocher comptent davantage que l’envie de voir absolument les deux lacs. S’arrêter ici garde tout son sens, à condition de ne pas sous-estimer la longue descente jusqu’à A Frasseta.

Vers Capitello, la montée reprend sur un cheminement plus sportif. Les passages rocheux demandent davantage d’attention et peuvent nécessiter l’usage des mains. En gagnant de la hauteur, Melo apparaît en contrebas ; le second lac se découvre dans un cadre plus resserré, dominé par les parois. Le contraste entre les deux bassins est l’un des intérêts majeurs de l’itinéraire. La fiche s’arrête à Capitello : elle ne comprend ni la brèche ni une poursuite sur les crêtes du GR20.

Revenir par l’itinéraire prévu, avec autant de soin qu’à la montée dans les passages équipés. Après Grotelle, la randonnée n’est pas terminée : il reste la liaison pédestre vers A Frasseta. Conserver une marge avant la navette réservée, sans compter sur une descente menée au pas de course. La combinaison forêt, bergeries et lacs remplit déjà une journée entière ; les pauses photographiques et les attentes aux passages étroits s’ajoutent au temps de marche.

Adapter l’objectif

Grotelle ou Melo peuvent constituer un objectif plus court, à préparer avec le temps de retour jusqu’à A Frasseta. Les anciens parcours de quelques heures au départ des bergeries ne décrivent plus la journée complète depuis le terminus de navette. La brèche de Capitello et les crêtes ne font pas partie de cette fiche.

À voir en chemin

Conseils pratiques

Emporter des chaussures de randonnée, une réserve d’eau suffisante pour la journée, un vrai ravitaillement, une protection contre la pluie et une couche chaude. Prévoir une carte hors connexion et une batterie disponible pour le retour. Ranger les bâtons sur les passages qui demandent les mains. Partir tôt, fixer une heure de demi-tour et la respecter même si le second lac semble proche.

Attention / Sécurité

L’accès routier au-delà du pont de Tragone a été bouleversé par les intempéries de novembre 2023. Ne pas planifier une dépose automobile aux bergeries de Grotelle sur la base d’un ancien topo.

Point d’accès vérifié le 19 septembre 2026 : la fermeture liée à l’incendie de juillet a été levée fin juillet et la C13 a repris le 1er août. Cette réouverture ne garantit pas l’absence de restrictions ponctuelles le jour de votre sortie. Les conditions peuvent évoluer avec la météo, le risque incendie ou les travaux : vérifier les annonces locales avant le départ et rester à l’écart des zones sinistrées.

Échelles, rochers humides, neige résiduelle et orages peuvent rendre les passages difficiles. Ne pas s’engager sur un passage enneigé ou équipé si l’on ne dispose pas de l’expérience adaptée. Renoncer à Capitello en cas de fatigue ou de dégradation du temps : une correspondance à attraper ne justifie jamais de précipiter une descente.

Sources et préparation

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