Plaine Orientale https://www.train-corse.com/fr fr Renaissance de la voie ferrée en Plaine : mise en train difficile https://www.train-corse.com/fr/articles/renaissance-de-la-voie-ferree-en-plaine-mise-en-train-difficile <span>Renaissance de la voie ferrée en Plaine : mise en train difficile</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p><strong>Le rêve des élus est de renouer avec la ligne d'antan jusqu'à Porto-Vecchio. Mais la réunion de travail qui s'est tenue hier à Vescovato avec les maires donne la pleine mesure des difficultés pour rallier Folelli depuis Casamozza</strong></p><p align="center"><img alt="Rail" class="media-element file-default" data-fid="156" data-media-element="1" height="345" src="/sites/default/files/rail.jpg" width="625" /></p><p>Six ans. C'est en gros la durée du trajet en train entre Casamozza et Folelli. Dans l'absolu, ça peut paraître un peu longuet mais concrètement, mener à bon port, ou plutôt à bon quai, le projet de résurrection de la voie ferroviaire en Plaine orientale, c'est un vrai parcours du combattant, plus technique et juridique que politique d'ailleurs.</p><p>Hier, le dossier confié au cabinet Systra, était exposé dans le détail à la casa cumuna de Vescovato à l'ensemble des maires concernés, celui du village d'accueil, mais aussi Venzolasca, Monte, Sorbo-Ocagnano, Tagliu-Isulacciu, Castellare et Penta-di-Casinca.</p><p align="center"><img alt="Gare d'Arena" class="media-element file-default" data-fid="157" data-media-element="1" height="423" src="/sites/default/files/arena.jpg" width="625" /><br />Une gare ancienne de la Casinca qui, comme tant d'autres, s'apprête à retrouver une nouvelle vie...</p><p>Plusieurs conseillers exécutifs, le chef (de gare) en tête, et élus territoriaux participent à une réunion de présentation et d'échanges qui, au bout du compte, produit deux enseignements majeurs.</p><p>D'abord, le consensus. Tout le monde (ou presque) apprécie le passage du train sur son territoire pour un wagon de bonnes raisons, on gagne du temps, le trajet est plus sûr, on pollue moins avec un trafic routier allégé, et c'est surtout un vecteur de développement pour l'économie locale.</p><p>Ensuite, le doute tant le dossier est semé de gros cailloux. Il y en a tant qu'ils pourraient servir de ballast aux futures voies.</p> <div class = 'row'> <div class = 'col-sm-9 col-md-9'> <div > <p></p><h4>Impossible de coller au tracé historique</h4><p>Hyacinthe Vanni est souriant. Les Chemins de fer qu'il préside affichent une bonne santé financière, et l'affluence des usagers ne cesse de croître, de 700 000 à 1,1 million en cinq ans.</p><p>De quoi insuffler une dynamique à ce dossier prioritaire dont la finalité est d'aboutir jusqu'à Porto-Vecchio comme au bon vieux temps. Vanina Borromei évoque "une étape essentielle".</p><p>Gilles Simeoni, qui prend le train en marche, rappelle aux maires que le projet est inscrit au Padduc.</p><p>"Le train revient au coeur de notre vision stratégique d'aménagement du territoire. C'est le type même de projet qui ne peut réussir que si nous le faisons ensemble, et c'est cette philosophie-là que nous souhaitons promouvoir pour les chantiers structurants."</p> </div> </div> <div class = 'col-sm-3 col-md-3'> <div style = 'padding-left: 20px; padding-right: 20px; padding-top: 20px; padding-bottom: 20px;' class = 'content-block frame frame-shadow-curved'> <p><span style="font-size:12px;"><h4>En géométrie variable...</h4><br />- Longueur de l'itinéraire : 10.390 mètres suivant le tracé historique, quelques kilomètres de plus en fonction des variantes retenues.<br />- Estimation du coût : de 42 millions (32 millions de travaux et 10 millions de foncier) à 48 millions selon les itinéraires définitifs.<br />- Durée des travaux : six ans environs.</span></p> </div> </div> </div> <div class = 'row'> <div class = 'col-sm-12 col-md-12'> <div style = 'padding-left: 20px; padding-right: 20px; padding-top: 20px; padding-bottom: 20px;' class = 'content-block'> <p>L'investissement sera supérieur à 42 millions d'euros.</p><p align="center"><img alt="Réunion Mairie Vecovato" class="media-element file-default" data-fid="158" data-media-element="1" height="331" src="/sites/default/files/mairie_vescovato.jpg" width="625" /><br />A la casa cumuna de Vescovato, les élus de la majorité, les maires et les techniciens ont étudié à la loupe le projet de renaissance ferroviaire entre Casamozza et Folelli en attendant de voir plus loin encore sur la Plaine orientale<br />PHOTOS JACQUES PAOLI</p><p>"Il est finançable mais il n'est pas financé, et nous devrons faire des choix budgétaires", conclut le président d'une collectivité de Corse qui n'a plus les moyens de mener grand train. Il espère que le dossier sera éligible dans le futur plan post-PEI.</p><p>Sur le papier, l'itinéraire s'étire sur à peine plus de dix kilomètres, la distance du tracé historique avant le démantèlement de la voie en 1953.</p><p>Seulement voilà. Depuis, les communes se sont développées, des maisons et des entreprises ont jailli de terre, et des routes ont été construites. Repartir sur la seule base du tracé initial est impossible, à de rares endroits près.</p><p>Pourtant, pour enjamber les cours d'eau, mieux vaut s'y tenir pour ne pas se heurter aux nouvelles réglementations plus draconiennes et donc quasi insurmontables.</p><p>Et puis, le gros challenge du projet, c'est justement que les nouvelles gares jalonnent les communes traversées au plus près de leur centre pour faciliter l'accès de la population et envisager d'attirer du monde et des activités.</p><p><span style="font-size:16px;"><h4>Le mode "tram-train" sera privilégié</h4></span></p><p>En théorie, les techniciens du projet, Benoît Montini, directeur du transport de la collectivité de Corse le premier, misent sur le tracé le plus court et le plus direct possible. Les maires eux-mêmes sont parfaitement conscients de l'enjeu et, dans l'ensemble, ils sont plutôt de bonne composition.</p><p>À commencer par Yannick Castelli, le maire de Penta, qui, à l'instar de Marie-Thérèse Mariotti, maire de Taglio, préfère clairement le train au projet de nouvelle route.</p><p>Folelli (3 300 habitants aujourd'hui contre 30 à l'époque où passait le train), siège de la gare d'arrivée en attendant d'aller plus loin, est appelée à devenir une ville stratégique pour toute la région, la Casinca, la Costa Verde et la Castagniccia.</p><p>Chaque maire s'est vu proposer une variante au tracé historique. Plus on s'approche des secteurs urbanisés, plus c'est utile et profitable mais aussi plus compliqué et plus cher.</p><p>C'est à ce stade qu'on a évoqué le parc roulant avec l'acquisition du "tram-train", un train qui peut rouler à bonne allure en rase campagne et peut ralentir en traversant le coeur des communes avec le moins de nuisances possibles.</p><p align="center"><img alt="Ancien pont de la côte orientale" class="media-element file-default" data-fid="159" data-media-element="1" height="311" src="/sites/default/files/ancien_pont.jpg" width="625" /><br />Suivre le tracé historique ne sera pas une sinécure, ce ne sera possible que dans de rares endroits, les autres ont été largement urbanisés depuis le démantèlement de la voie il y a 65 ans...</p><p>Mais les échanges donnent la pleine mesure des problèmes techniques et juridiques à surmonter : ne pas trop s'approcher des habitations, déplacer les réseaux, intégrer le projet aux documents d'urbanisme en cours d'élaboration ou de révision, envisager quelques expropriations, mais aussi prendre en considération les garde-fous multiples et variés, les espaces agricoles à préserver, très importantes sur le parcours, la loi Littoral, les zones inondables, etc.</p><p>On a même ressenti chez certains, comme à Castellare-di-Casinca, une certaine frustration à voir autant de freins à la construction même si le train n'y est pas pour grand-chose.</p><p>De Casamozza à Folelli, c'est un travail de titan qui reste à accomplir.</p><p>"C'est un projet qui vient de loin", dit Gilles Simeoni.</p><p>Il se fera, mais il n'est pas près d'arriver. Même si tout le monde est d'accord pour se magner le train.</p> </div> </div> </div> <div style = 'padding-bottom: 80px;' class = 'row'> <div class = 'col-sm-12 col-md-12'> <div style = 'padding-left: 20px; padding-right: 20px; padding-top: 20px; padding-bottom: 20px;' class = 'content-block frame frame-shadow-curved'> <h4>Pour mémoire...</h4><p>La ligne de chemin de fer de la Plaine orientale a été ouverte en 1888 sur son premier tronçon, entre Bastia et Ghisonaccia.</p><p>Elle est prolongée jusqu'à Porto-Vecchio en 1935.</p><p>Sur ces 152 km, on a construit plusieurs ponts, de pierre ou de métal, et même un tunnel de 500 m.</p><p>En septembre 1943, la retraite des troupes allemandes est destructrice pour les rails et pour les ponts, dix-huit ont sauté.</p><p>En 1958, une grande partie du patrimoine immobilier, notamment les maisons des gardes-barrières, est mise en vente.</p><p>La réouverture de la voie ferrée de la Plaine orientale est devenue un projet de science-fiction.</p><p>En 1982, sous la mandature Giacobbi, on acte le principe d'actionner des études.</p><p>L'actuelle majorité rêve d'aller jusqu'à Porto-Vecchio, mais il faut déjà songer à arriver à Folelli en 2024.</p> </div> </div> </div> <p>Source : <a href="https://www.corsematin.com/article/article/renaissance-de-la-voie-ferree-en-plaine-mise-en-train-difficile">Corse Matin</a></p> </div> <span><span>Pedro</span></span> <span>ven 20/04/2018 - 06:32</span> <div class="field-name-field-category"> <a href="/fr/categorie/informations" hreflang="fr">Informations</a>, <a href="/fr/categorie/plaine-orientale" hreflang="fr">Plaine Orientale</a> </div> <div class="spacer lg"></div> <section> <ul class="commentlist"> </ul> <div class="spacer lg"></div> </section> Fri, 20 Apr 2018 04:32:22 +0000 Pedro 238 at https://www.train-corse.com Le développement du réseau des chemins de fer de la Corse https://www.train-corse.com/fr/articles/le-d%C3%A9veloppement-du-r%C3%A9seau-des-chemins-de-fer-de-la-corse <span>Le développement du réseau des chemins de fer de la Corse</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p>Les projets de développement du réseau des chemins de fer de la Corse sont nombreux : promouvoir le transport péri-urbain, gérer la circulation depuis une commande centralisée et étendre le réseau de voies ferrées sur la côte orientale</p><p>En 2014, les chemins de fer de la Corse ont dépassé le million de passagers. De nombreux habitants de la région bastiaise ont opté pour le train, au détriment de leur voiture, pour se déplacer. Actuellement, <strong>44 rotations quotidiennes sont assurées du lundi au vendredi entre Bastia et Casamozza</strong>. Un record sur le réseau, qui s'explique en partie par le fait qu'il s'agisse de la seule portion à être gérée par la commande centralisée, avec contrôle informatique.</p> <p align="center"><img alt="© France 3 Corse" class="media-element file-default" data-fid="190" data-media-element="1" height="476" src="/sites/default/files/acc.png" width="846" /><br />© France 3 Corse</p> <p>"<em>Depuis cette commande centralisée, on agit à la fois sur les signaux et sur les aiguillages pour effectuer des croisements et autoriser ou non l'accès des voies aux trains. <strong>Ça nous permet de fluidifier le système et une seule personne peut réguler la circulation sur les 22 kilomètres de voies</strong></em>" explique Jacques Poli, chef d'exploitation. A terme, tout le réseau corse devrait bénéficier de la commande centralisée et de nouvelles sections de croisements seront également créées. "<em><strong>La commande centralisée va être déployée d'ici 2021 sur l'ensemble du réseau ferré corse.</strong> Cela va permettre d'augmenter nos circulations notamment sur le périurbain d'Ajaccio et de la Balagne</em>" détaille Jean-Baptiste Bartoli, directeur des Chemins de fer de la Corse. Le coût total avoisinera les 42 millions d'euros, en grande partie financés par des fonds européens.</p><h3>Le développement des transports périurbains</h3><p>Développer le transport périurbain, est l'axe fort des chemins de fer de la Corse. Pour cela, huit nouveaux autorails seront livrés d'ici six ans.<strong> Ils pourraient ressembler à des trams trains, bien adaptés au milieu urbain, pour respecter le système métrique usité dans l'île.</strong> Ces contraintes ont un coût : 18 millions d'euros seront dévolus à l'acquisition de ce matériel. "<strong><em>Une étude pour définir le cahier des charges est réalisée. On lancera un appel d'offres courant 2016 et on verra les offres qui nous serons faites</em></strong>" indique Georges Argirder, directeur général adjoint de la Collectivité territoriale de Corse..</p><h3>Extension du réseau sur la côte orientale</h3><p>L'un des autres projets phares pour le réseau des chemins de fer en Corse est l'extension des voies ferrées sur la côte orientale, avec un premier tronçon de Casamozza à Poggio-mezzana. Le projet technique sera prêt en avril 2016, avec certaines difficultés déjà repérées. "<em><strong>La première difficulté est de franchir le Fium'Alto, une rivière assez compliquée à franchir d'un point de vue réglementaire vis-à-vis de la loi sur l'eau</strong>. Plus au sud, il faudra également franchir la commune de San Nicolao, sur laquelle tout a été occupé et où il faudra trouvé un nouveau tracé. On s'oriente plus vers le côté montagne, <strong>avec des contraintes techniques importantes via des viaducs et des tunnels</strong></em>" explique Georges Argirder.</p> <p align="center"><img alt="© France 3 Corse" class="media-element file-default" data-fid="191" data-media-element="1" height="477" src="/sites/default/files/extension.png" width="848" /><br />© France 3 Corse</p> <p><strong>Le coût de ce projet est estimé entre 5 à 10 millions d'euros par kilomètres de voies ferrées.</strong> Si l'on ajoute le problème de la domanialité des terres, le projet d'extension du réseau jusqu'à Porto Vecchio, semble à ce jour bien chimérique. <em>Un dossier de </em>Caroline Ferrer, Sabrina Cicchini et Rosane Morere pour france 3 Corse ViaStella</p> <div class = 'video-box youtube'> <iframe src="//www.youtube.com/embed/Tlu7wWl475Q?showinfo=0&amp;amp;wmode=opaque&amp;rel=0" frameborder="0" webkitallowfullscreen="" mozallowfullscreen="" allowfullscreen=""></iframe> </div> </div> <span><span>Pedro</span></span> <span>ven 13/11/2015 - 20:15</span> <div class="field-name-field-category"> <a href="/fr/categorie/informations" hreflang="fr">Informations</a>, <a href="/fr/categorie/plaine-orientale" hreflang="fr">Plaine Orientale</a>, <a href="/categorie/videos" hreflang="und">Vidéos</a> </div> <div class="spacer lg"></div> <section> <ul class="commentlist"> </ul> <div class="spacer lg"></div> </section> Fri, 13 Nov 2015 19:15:55 +0000 Pedro 183 at https://www.train-corse.com Les chemins de fer de la Corse à la (re)conquête de la côte est de l’île https://www.train-corse.com/fr/articles/les-chemins-de-fer-de-la-corse-a-la-reconquete-de-la-cote-est-de-l%E2%80%99%C3%AEle <span>Les chemins de fer de la Corse à la (re)conquête de la côte est de l’île</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p align="center"><img alt="Michel Stefani" class="media-element file-default" data-fid="178" data-media-element="1" height="192" src="/sites/default/files/michel_stefani.jpg" width="462" /></p><p><strong>Le retour du train en plaine orientale n’est pas une idée farfelue. La ligne Casamozza - Folelli, fermée en 1953 pourrait un jour reprendre du service. La collectivité territoriale de Corse a décidé de commander une étude préliminaire sur la réouverture d'une ligne jusqu'à Poggio-Mezzana.</strong></p><p>Après la rénovation de la ligne ferroviaire entre Bastia et Ajaccio, la rénovation du rail en Balagne, la mise en service de l’AMG 800, la collectivité territoriale de Corse poursuit son travail sur le développement du train. Les possibilités d’extension du réseau ferré ne sont pas légion. Elles se concentrent sur la plaine orientale avec pour point de chute Porto-Vecchio.<br /><br />La Collectivité Territoriale a donc décidé de commander une étude de faisabilité technique et économique de l'extension du réseau sur la côte est de l’île.<br /><br />Il faut dire que le tracé existe. La ligne Casamozza - Ghisonaccia est déclarée d’utilité publique en 1882. L’exploitation débute en 1888. La réalisation du rail jusqu’à Porto-Vecchio sera bien plus longue (1935). Une ligne ferroviaire sur la plaine orientale que les allemands bombarderont durant la deuxième guerre mondiale. 53 ponts sont détruits. D’importants travaux sont engagés après guerre. Le rail est remis en état jusqu’à Folelli. Le train y arrivera jusqu’en 1953.<br /> </p><p>Michel Stefani, le président des chemins de fer de la Corse, revient sur cette étude commandée par la collectivité territoriale de Corse. Dans un entretien accordé à RCFM, il évoque ce dossier.<br /> </p><p><strong>RCFM : Le train en plaine orientale, quelle utilité ?</strong></p><p><strong>Michel Stefani</strong> : <em>“Si on examine l’évolution démographique dans ce bassin, on se rend compte qu’il y a effectivement une augmentation de la population, de l’ordre de 15 à 20%, et un usage assez marqué pour ne pas dire problématique de la voiture. Nous sommes dans une perspective de développement durable. On ne peut pas imaginer que l’instrument que peut être le train pour transporter des personnes en toute sécurité, avec une régularité, une ponctualité reconnue, ne puisse pas aujourd’hui faire l’objet d’une étude, et pour ce qui concerne la collectivité territoriale de Corse l’extension de la ligne de chemin de fer en plaine orientale, au delà même de Poggio Mezzana.”</em><br /> </p><p><strong>RCFM : Extension jusqu’à Porto-Vecchio ?</strong></p><p><strong>Michel Stefani</strong> : <em>ça n’est pas une utopie. Il y a en terme d’aménagement du territoire, si nous examinons les choses avec une <strong>volonté de développement durable</strong>, avec ce que comporte aujourd’hui en matière de transport la nécessité de réduire les gaz à effets de serre, on se rend compte que les véhicules sont ceux qui en produisent le plus. Il y a donc là un objectif à atteindre, et le train le permet.”</em><br /> </p><p><strong>RCFM : Pourquoi investir dans un moyen de transport qui n’est pas rentable ?</strong></p><p><strong>Michel Stefani</strong> : <em>Si on réfléchit en terme de rentabilité financière, et que l’on souhaite rémunérer les actionnaires d’une société alors oui .. Maintenant si l’on réfléchit en terme de service à la population, on s’aperçoit, avec un bassin de population où la démographie est en constante évolution depuis 15 ans, qu’<strong>il y a à répondre aux attentes de cette population</strong>. Dans ces conditions, lorsque nous voyons ce qu’il est possible de faire avec les pré-études qui ont été réalisées avec les emprises foncières détenues par la CTC voire les collectivités locales, il y a la possibilité de reconstruire la ligne de chemin de fer. Il y a jusqu’à Poggio Mezzana la possibilité de le faire sans trop de difficulté. Plus loin, cette étude sur les emprises ferroviaires doit être poursuivie. Et il est normal, compte tenu des objectifs arrêtés par la CTC, de lancer cette phase d’études opérationnelles pour voir dans quelles conditions peut être réalisée cette reconstruction de la ligne de chemin de fer en plaine orientale, sur cette portion.”</em><br /> </p><p><strong>RCFM : Quel regard portent les personnels sur ce projet ?</strong></p><p><strong>Michel Stefani</strong> : <em>“le développement de l’activité ferroviaire ne peut être qu’une satisfaction pour les cheminots. Cela veut dire que l’entreprise est dans une phase de développement et d’activité pour eux et donc de création d’emplois. Les chemins de fer c’est près de 30 millions d’euros de chiffre d’affaire. Tout cela est réinjecté dans l’économie locale. Il y a un savoir faire, des process industriels qui méritent d’être mis en avant lorsque nous examinons ce qu’est l’activité ferroviaire dans tous ces domaines, et par conséquent, on se rend compte que <strong>les chemins de fer de la Corse jouent un rôle déterminant dans l’aménagement du territoire</strong> et dans la vie économique et sociale de notre région.” </em><br /> </p><p><strong>RCFM : Une étude pour rien à un an des élections territoriales ?</strong></p><p><strong>Michel Stefani</strong> : <em>“Non, on ne peut pas dire que ce soit un coup pour rien. Il y a des besoins, des attentes et la nécessité de répondre. Et la CTC, qui est le principal donneur d’ordres en la matière a, à juste titre, engagé la réflexion depuis plusieurs années maintenant sur la réalisation de l’extension de la ligne ferroviaire en plaine orientale. Cela n’a rien à voir avec la proximité des élections. <strong>Ce n’est pas un coup électoral</strong>. C’est un choix politique qui est connu, qui est inscrit au schéma des investissements ferroviaires et il est normal qu’aujourd’hui nous nous intéressions au prolongement des délibérations qui ont été prises par les élus de l’assemblée de Corse.”</em><br /> </p><p><strong>Retrouvez le reportage complet du Mercredi 12 novembre 2014 sur le site de </strong> <a href="http://www.francebleu.fr/infos/les-chemins-de-fer-de-la-corse-la-re-conquete-de-la-cote-est-de-l%E2%80%99ile-1922184">Francebleu RCFM</a></p> </div> <span><span>Pedro</span></span> <span>lun 17/11/2014 - 12:14</span> <div class="field-name-field-category"> <a href="/fr/categorie/informations" hreflang="fr">Informations</a>, <a href="/fr/categorie/plaine-orientale" hreflang="fr">Plaine Orientale</a> </div> <div class="spacer lg"></div> <section> <ul class="commentlist"> </ul> <div class="spacer lg"></div> </section> Mon, 17 Nov 2014 11:14:24 +0000 Pedro 182 at https://www.train-corse.com La ligne de chemin de fer de la Plaine orientale sur les bons rails https://www.train-corse.com/fr/articles/la-ligne-de-chemin-de-fer-de-la-plaine-orientale-sur-les-bons-rails <span>La ligne de chemin de fer de la Plaine orientale sur les bons rails</span> <div class="field field--name-body field--type-text-with-summary field--label-hidden field__item"><p><strong>Unanimité. Une fois n'est pas coutume, les conseillers territoriaux sont tombés d'accord, jeudi soir, sur un dossier capital pour l'aménagement du territoire : la reconstruction de la ligne de chemin de fer dans une zone fortement urbanisée.</strong></p> <p>Les élus ont souhaité affirmer leur volonté commune de développer le rail et d'en faire un moyen de transport public efficace. Entre desserte géographique nouvelle, enjeu économique, social et aménagement du territoire, le rapport de l'exécutif, amendé, a été adopté à l'unanimité.</p> <p>La desserte de la Plaine orientale par voie de chemin de fer a vu sa première concrétisation en 1888 par l'ouverture de la ligne reliant Casamozza à Ghisonaccia. Elle est ensuite prolongée en 1930 jusqu'à Solenzara et en 1925 jusqu'à Porto-Vecchio. Cette ligne de chemin de fer totalise alors un linéaire de 130 kilomètres. La section Porto-Vecchio-Bonifacio portant sur 20 km n'a jamais été construite, bien que les emprises foncières aient été acquises par l'état. La Seconde Guerre mondiale a occasionné de tels dégâts à cette voie ferrée qu'elle ne fut jamais remise en service. Aujourd'hui, l'exécutif relance le projet.</p> <p><em>" La réouverture d'une ligne sur cette partie du territoire suscite de plus en plus un intérêt auprès de la population locale et des élus locaux. Il m'a donc paru utile d'étudier l'état actuel de cette ancienne voie ferrée et d'examiner les possibilités de réutilisation de ces emprises dans l'éventualité d'une future reconstruction de cette ligne "</em>, a argumenté Paul-Marie Bartoli, en faisant l'état des lieux du territoire, le réseau et les emprises foncières.</p> <h3>Trois tronçons à l'étude</h3> <p>Le conseil exécutif est parti du constat que la population de la Plaine orientale est en pleine croissance : plus de 25 % pour les communes de Poggio-Mezzana, Santa-Lucia-di-Moriani, San-Nicolao en une dizaine d'années. Le projet prévoit trois tronçons : dans un premier temps, la reconstruction d'une voie entre Monte et Poggio-Mezzana, Santa-Lucia-di-Moriani et San-Nicolao ; dans un deuxième temps, l'extension Moriani et Prunetta et le troisième lot se situera en direction de Bonifacio. Un projet majeur qu'il faut imaginer sur le long terme (une dizaine d'années).</p> <p>Pour Paul Giacobbi, le train apparaît comme une solution évidente. " <em>Le train est, dans de nombreux cas, le seul moyen concret de régler un certain nombre de nos problèmes. Je ne crois pas qu'entre Casamozza et Bastia l'extension éternelle de la route va régler l'ensemble des problèmes de déplacement. "</em>La décision de l'exécutif a été saluée sur tous les rangs de gauche. Sur l'aile droite, l'initiative est intéressante, mais on aurait préféré l'aborder dans sa globalité, en lançant notamment les études nécessaires, dès le départ, jusqu'à Bonifacio. Un point de vue qui n'est pas partagé par Corsica Libera. En revanche, les nationalistes soutiennent, sans réserve, la démarche qui consiste à réinstaller la ligne en Plaine orientale. Même son de cloche pour Femu a Corsica. Ils approuvent ce projet, jugé majeur dans de nombreux domaines : <em>" Il est évident que ce serait très intéressant d'avoir une ligne jusqu'à la Casinca ou la Costa Verde et même au-delà. Pour la bonne raison que les routes sont saturées et dangereuses dans ce secteur. Cela permettrait également d'améliorer le fonctionnement de l'agglomération de Bastia ",</em> a indiqué Michel Castellani.</p> <h3>Le document manque de chiffres</h3> <p>Seules critiques formulées par l'opposition : le coût de l'opération. Le document manque de chiffres en ce qui concerne le financement de ce très lourd projet. <em>" Si on ne trouve pas un artifice pour monter une structuration économique sur une ligne qui ne sera jamais rentable, au mieux on aura 25 % de recette commerciale par rapport au coût d'exploitation réel, on n'y arrivera jamais. Cela ne sert à rien de lancer des études. On se fait plaisir ",</em> a estimé Paul-Felix Benedetti. La rentabilité éventuelle de la ligne a également grimpé dans la locomotive des critiques. <em>" On ne peut pas, à ce stade de la réflexion, faire du financement la question essentielle du projet et encore moins évoquer la question de la rentabilité économique. Si nous prenons cette question indépendamment de l'objectif politique qui est le nôtre en terme d'aménagement du territoire, peu de chose serait rentable et il faudrait s'interroger sur l'ensemble du réseau ferroviaire ",</em> a rétorqué Michel Stefani.</p> <p>Sur la philosophie générale, les élus sont sur la même ligne. Reste le problème financier. L'exécutif considérant qu'il est difficile à ce stade du projet de connaître le coût précis, il propose pour l'heure de lancer les études techniques, foncières et financières. Au final, l'assemblée a décidé de mettre la Corse sur les bons rails et a demandé la poursuite des études sur le tracé global entre Bastia et Bonifacio</p> <p>Source : Corse Matin du samedi 28 avril 2012</p></div> <span><span>Pedro</span></span> <span>dim 29/04/2012 - 10:16</span> <div class="field-name-field-category"> <a href="/fr/categorie/informations" hreflang="fr">Informations</a>, <a href="/fr/categorie/plaine-orientale" hreflang="fr">Plaine Orientale</a> </div> <div class="spacer lg"></div> <section> <ul class="commentlist"> </ul> <div class="spacer lg"></div> </section> Sun, 29 Apr 2012 08:16:37 +0000 Pedro 181 at https://www.train-corse.com